5 mai: Journée sages-femmes
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Actualité

25.05.2005  A propos de « L'utérus artificiel » - Revue de presse
25.05.2005  Maisons de naissance dans la LAMal
09.05.2005  Les mères confrontées à leur propre naissance
09.05.2005  Pour une grossesse à moindre risque
09.05.2005  Traitements VIH/SIDA et suivi à vie
09.05.2005  Journée mondiale de la santé 2005
09.05.2005  Pré-éclampsie sévère
05.04.2005  Nouvelle tendance: Jumeaux de convenance

 

continuer A propos de « L'utérus artificiel » - Revue de presse

Dans son dernier ouvrage, paru aux éditions du Seuil, Henri Atlan prédit que, dans cinquante ans, voire cent ans, les futures mamans pourront confier leurs embryons à un « centre d'ectogenèse » chargé de les développer de manière artificielle.
Henri Atlan prédit que, dans cinquante ans, voire cent ans, les futures mamans auront le choix entre porter les enfants dans leur ventre comme leurs ancêtres le font depuis des millénaires ou les confier à un « centre d'ectogenèse » chargé de développer des embryons humains hors de leur corps (dans un utérus artificiel) sans complication, ni risque, sans fatigue, ni douleur.

Sollicitée par Le Nouvel Observateur, Catherine Vidal, neurophysiologiste à l'Institut Pasteur de Paris et spécialiste du cerveau humain, pense que cette perspective est totalement fantasmatique: « Les biologistes ne savent même pas reproduire le cocktail hormonal empêchant la survenue d'une ménopause précoce. Reproduire un utérus complet ? Impensable ! Recréer les conditions physiologiques incroyablement complexes d'une gestation normale ? Non, cela dépasse l'entendement. Seul un cerveau humain serait capable de gérer ces régulations. »

Pour développer son argumentation, Henri Atlan part tout simplement des progrès médicaux récents. D'une part, on produit des embryons in vitro que l'on est capable de faire vivre cinq jours. D'autre part, des couveuses perfectionnées sauvent des prématurés de vingt-quatre semaines. Il se dit qu'il suffirait en quelque sorte de joindre les deux bouts de ces avancées scientifiques... Pour Henri Atlan, l'ectogenèse est inéluctable: cette révolution aurait même commencé « de façon apparemment anodine avec la pilule et la machine à laver ».


 

Maisons de naissance dans la LAMal

Une décision est à nouveau reportée...
Depuis des mois, les maisons de naissance exerce un lobbying pour faire accepter l'initiative parlementaire de la conseillère nationale Liliane Maury Pasquier, qui demande la prise en compte des prestations des maisons de naissance dans la LAMal. Une discussion du projet était prévue pour la session de juin du Conseil national. Elle est maintenant reportée à la session d'automne. Une fois de plus, les maisons de naissance et les familles concernées devront patienter...

Source: Communication Liliane Maury Pasquier, 19.5.05

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

Les mères confrontées à leur propre naissance

Il y aurait une circulation du « pictogramme de la naissance » de mères en filles. Au moment de l'expulsion, l'enfant se représenterait le bouleversement qu'il est en train de vivre et en garderait une trace dans sa mémoire.
Valérie Tanquerey et Marie-Christine Py sont consultantes dans la région parisienne : elles accueillent en psychothérapie des mères et leur(s) enfant(s) de moins de trois ans présentant une difficulté dans le lien qui les unit. Inspirées de la théorique freudienne, leurs pratiques psychothérapeutiques les amènent à faire l'hypothèse que, lors de l'accouchement, les parturientes sont confrontées à leur propre naissance. Elles peuvent subitement vivre « un vertige, un vacillement », habituellement furtifs. Chez certaines toutefois, ce vécu étrange peut devenir « un effroi » persistant et donner lieu à « un mal-être » chez la mère comme chez l'enfant.

La mère ne reconnaît, par exemple, pas les paroles qu'elle a pu prononcer lors de l'expulsion : « Ces mots ont bien jaillis de sa gorge, mais ils n'étaient pas d'elle. Quelque chose a parlé en elle. » Les auteures expliquent que, dans ce moment extrêmement fort et violent, toute la vie psychique de la femme depuis sa propre naissance est réactivée. La psyché de la mère sert de moule à celle de l'enfant qui se représente alors le bouleversement qu'il est en train de vivre. L'expulsion qui marque la séparation de deux corps et inaugure ainsi une première distinction du dedans-dehors.

Source: Valérie Tanquerey et Marie-Christine Py, « L'accouchement: un événement psychique », L'évolution psychiatrique, 2004, 569-578.

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

Pour une grossesse à moindre risque

Toutes les minutes, une femme meurt de complications liées à la grosses ou à l'accouchement, ce qui représente 1'600 décès par jour. Réduire de trois-quarts le nombre de femmes qui meurent en couches entre 1990 et 2015, tel est l'objectif de l'OMS.
Dans un document de 18 pages rédigées en anglais, lOrganisation mondiale de la santé (OMS), la Confédération internationale des sages-femmes (ICM) et la Fédération internationale de gynécologie et dobstétrique (FIGO) précisent le rôle du personnel qualifié concerné, sa formation, ses compétences. Par personnel qualifié, on entend un professionnel de santé - sage-femme, médecin ou infirmière - qui a été formé et a acquis les compétences nécessaires pour pratiquer un accouchement normal et diagnostiquer, gérer ou orienter les cas de complications obstétricales.

On y distingue :
- Les sages-femmes diplômées selon le système de formation en vigueur dans le pays où elles exercent et/ou enregistrées comme sages-femmes pratiquantes;
- Les infirmières ayant des compétences en matière d'accouchement acquises lors de leur formation initiale ou durant une formation post-grade;
- Les médecins ayant des compétences en matière d'accouchement acquises lors de leur formation initiale ou durant une formation post-grade;
- Les gynécologues qui se sont spécialisés dans la prise en charge médicale de la grossesse et de l'accouchement ainsi que dans la gestion de leurs complications.
Dans chaque pays, l'ensemble de ces professionnels qualifiés devrait être en mesure de fournir le « continuum de soins » indispensable aux femmes et aux nouveaux-nés.

En outre, là où elles existent, les aides traditionnelles à la naissance (en anglais «traditional birth attendants» ou TBAs) devraient aussi être impliquées. Pour certaines femmes de par le monde, ces aides sont en effet leur seule ressource. Moyennant une formation continue ciblée, l'expérience malaisienne a montré que ces «TABs» étaient des partenaires clés, agissant comme porte-parole du personnel qualifié, encourageant la demande de soins appropriés et diffusant des informations concernant la promotion de la santé.

Source: « Making pregnancy safer: The critical role of the skilled attendant. A joint statement by WHO, ICM and FIGO » (Genève, 2004). A commander (gratuit) ou à télécharger sur le site www.who.int

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

Traitements VIH/SIDA et suivi à vie

Conçue en 2001 et mise en Suvre dès 2003, l'initiative PTME-Plus a pour objectif d'assurer des soins et un traitement à vie des femmes vivant avec le VIH-SIDA qui ont été identifiées par des programmes de prévention de la transmission mère-enfant du VIH.
Douze sites d'expérimentation (11 en Afrique et 1 en Thaïlande) ont été sélectionnés. Au total, quelque 10'000 personnes bénéficient du programme. Les familles inscrites reçoivent des soins et traitements complets : la stratégie ne repose donc pas seulement sur des soins cliniques mais sur toute une gamme de services de soutien dispensés par des équipes pluridisciplinaires.

Un manuel de 13 pages décrit les systèmes de collecte des données sur les patientes concernées par les traitements antirétroviraux et leur famille. Il précise les procédures prévues dans le cadre de cette initiative.

Source: « Sauver des mères, sauver des familles: l'initiative PMTE-Plus - Etude de cas » par Miriam Rabkin et Wafaa M. El-Sadr (Genève, 2004). A commander (gratuit) ou à télécharger sur le site www.who.int

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

Journée mondiale de la santé 2005

Tous les ans, la Journée mondiale de la santé a lieu le 7 avril. Cette fois, son slogan était : « Donnons sa chance à chaque mère et à chaque enfant ». On dispose aujourd'hui de connaissances et de moyens permettant d'éviter des souffrances et des décès.
Pour changer réellement le cours des choses, il faut les mettre au service de toutes les mères et tous les enfants. L'expérience montre que les interventions connues sont accessibles financièrement et réalisables, même dans les pays les plus pauvres.

Mentionnons les interventions qui ont fait leurs preuves:
- Apporter un soutien social aux femmes pendant le travail et l'accouchement;
- Commencer l'allaitement au sein dans l'heure qui suit la naissance;
- Essuyer l'enfant immédiatement et le tenir au chaud afin d'éviter l'hypothermie;
- Couper le cordon ombilical selon une technique sûre afin qu'il rester propre et sec;
- À toutes les femmes enceintes, dispenser le minimum de soins prénatals prévu par l'OMS à toutes les femmes enceintes;
- En cas de pré-éclampsie grave et d'éclampsie, administrer du sulfate de magnésium;
- Utiliser un partogramme pour déceler les dystocies;
- Pour toutes les femmes, utiliser de l'ocytocine pour la prise en charge active de la troisième phase du travail;
- Pour les avortements provoqués et les évacuations incomplètes, utiliser la méthode de l'aspiration manuelle par le vide;
- Pour les enfants de faible poids de naissance, utiliser la méthode de la mère kangourou;
- En cas de dystocie, l'accouchement est assisté (avec, le cas échéant, césarienne);
- Afin d'éviter l'anémie chez la mère, prescrire systématiquement des suppléments de fer et de folate pendant la grossesse.

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

continuer Pré-éclampsie sévère

La pré-éclampsie, dont lincidence est de 4 à 7%, reste une des causes majeures de morbidité et mortalité maternelles, foetales et néonatales. Recommandations pour la prise en charge
En cas de pré-éclampsie sévère, l'admission en milieu hospitalier est primordiale pour assurer le suivi maternel et foetal. Le seul traitement reste l'accouchement pour éviter des complications potentiellement sévères pour la mère (éclampsie, hémorragie cérébrale, insuffisance rénale, syndrome de HELLP) ou pour le nouveau-né (insuffisance placentaire, retard de croissance intra-utérin et décès).


 

Nouvelle tendance: Jumeaux de convenance

De plus en plus de femmes demandent l'implantation de jumeaux. En 2004, à Londres, jusqu'à 10% des demandes de procréation assistée venaient de femmes souhaitant fonder subitement toute une famille... en ayant « deux enfants d'un coup ».
Ces femmes, souvent jeunes, semblent vouloir faire l'économie de grossesses successives grâce à des grossesses multiples. Elles espèrent ainsi réduire l'interruption de leur carrière professionnelle. Certaines ont peur d'être déjà trop âgées pour concevoir sans assistance. D'autres craignent de concevoir plus tard avec de grandes difficultés.

Les médecins londoniens disent ne pas conseiller ces grossesses gémellaires. Ils rappellent les risques des grossesses multiples (prématurité, mort foetale, paralysie cérébrale). Mais, en cas de traitement contre la stérilité, il est habituel d'implanter plus d'un embryon pour améliorer les chances d'une grossesse aboutie. Les experts de la bio-éthique (« The Human Fertilisation and Embryology Authority ») ne s'en offusquent pas. Ils précisent: « Le Code en vigueur autorise l'implantation de deux embryons. Les gens font ce qu'ils veulent de leur corps. »

Source: Times on line, 27 février 2005

SHV/FSSF, Josianne Bodart