5 mai: Journée sages-femmes
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Actualité

02.09.2017  Smarter medicine: une nouvelle association faîtière
06.07.2017  Une plateforme pour la prévention de l'excision
06.07.2017  Trop d'arsenic dans des aliments pour bébés
06.07.2017  Grossesses: des FIV pas toujours justifiées
06.07.2017  Des peluches aux bienfaits surprenants pour les bébés prémat
06.07.2017  Baisse des coûts de la santé grâce aux soins de sage-femme
06.07.2017  Semaine mondiale de l'allaitement maternel
12.06.2017  Article de Blanche Angleys et al.

 

Smarter medicine: une nouvelle association faîtière

Une association faîtière a été créée en juin à Berne, afin de donner une nouvelle impulsion en Suisse à la campagne smarter medicine lancée il y a trois ans. Les orientations de la campagne sont soutenues par des organisations médicales spécialisées et professionnelles, mais aussi par des associations qui défendent les intérêts des patients et des consommateurs. Ensemble, elles souhaitent sensibiliser le public au fait qu’en médecine et pour certains traitements, en faire moins peut parfois signifier plus de qualité de vie pour les personnes concernées.
Il est très important pour les membres fondateurs de l’association faîtière que la campagne smarter medicine ne soit pas accaparée par les questions financières de la santé. Il s’agit avant tout d’améliorer la qualité des soins, conformément à la devise qu’«en médecine, moins peut aussi être plus». La conséquence sur une réduction des coûts est souhaitable, mais n’est pas l’objectif prioritaire. La Fédération suisse des associations professionnelles de la santé (FSAS) est l’un des membres fondateurs de cette association faîtière et comme la Fédération suisse des sages-femmes est membre de la FSAS, elle y est aussi représentée.
Parallèlement à la création de l’association, deux nouvelles listes ont été publiées, pour la gériatrie et pour la médecine intensive. Les sociétés de discipline médicale correspondantes recommandent dans ces documents de renoncer à certains traitements dans leur domaine. De plus, sous la responsabilité de l’Académie Suisse des Sciences Médicales, d’autres sociétés de discipline médicale préparent la publication de leurs propres listes dans les prochains mois.

Autres informations: Plus d'informations

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Une plateforme pour la prévention de l'excision

En Suisse, environ 14’700 femmes et jeunes filles ont subi ou risquent de subir une mutilation génitale féminine. Pour leur offrir la protection et l'assistance auxquelles elles ont droit, une plateforme nationale pour prévenir l'excision vient d'être mise en ligne. Cette plateforme est également destinée aux professionnels. Le site est disponible en français, en allemand, en italien, en anglais, en somali et en tigrigna. Il propose également des informations spécifiques et des conseils pratiques à l'intention des professionnels de différents domaines.
Ce réseau a été lancé par les organisations Caritas Suisse, Terre des Femmes Suisse, Santé sexuelle Suisse et le Centre suisse de compétence pour les droits humains. Il a été chargé par la Confédération de mettre en œuvre, au cours des trois prochaines années, des mesures visant à protéger les jeunes filles et les femmes exposées aux mutilations génitales féminines et à leur offrir des soins médicaux adaptés. Le réseau est soutenu par le crédit d'intégration de la Confédération (SEM) et l'Office fédéral de la santé publique dans le cadre du programme Migration et Santé.
Parallèlement à cette plateforme, le réseau suisse contre l'excision propose des cours aux migrants afin qu'ils puissent effectuer un travail de sensibilisation au sein de leur communauté et, ainsi, atteindre directement les groupes cibles. Pour combler les lacunes dans les connaissances sur ce sujet, le réseau fournit également des conseils et des formations ciblés aux professionnels œuvrant dans la santé, l'asile, l'intégration, l'accueil des enfants, la formation et la protection de l'enfance. En outre, il s'appuie sur des antennes régionales, qui proposent aux personnes concernées et aux professionnels des différents domaines des conseils et un soutien pour les questions médicales et sociales.

Source: communiqué de presse de Caritas Suisse du 16 mai 2017.

Autres informations: Lien vers la plateforme d'information sur l'excision

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Trop d'arsenic dans des aliments pour bébés

C'est un constat inquiétant que dressent les médecins de la Queen's University Belfast, car il concerne directement l'alimentation des jeunes enfants. Ces médecins ont publié une étude révélant qu'ils sont exposés à des niveaux illégaux d'arsenic, malgré la réglementation européenne à ce sujet. Or, les bébés sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes de l'arsenic, qui peuvent empêcher un bon développement au niveau de la croissance, du QI et du système immunitaire.
Une exposition prolongée à l’arsenic est provoquée en buvant de l’eau contaminée, ou en mangeant des aliments préparés avec cette eau, ou provenant de cultures irriguées avec celle-ci. Or, «les bébés et les jeunes enfants de moins de cinq ans mangent environ trois fois plus de nourriture par rapport à leur poids corporel que les adultes, ce qui signifie qu'ils ont trois fois plus de risque d'exposition à l'arsenic inorganique», indiquent les chercheurs. Pour leur étude, ils ont comparé le niveau d'arsenic à partir d'échantillons d'urine de plusieurs groupes de bébés: des bébés nourris via l'allaitement et des bébés nourris avec des formules spécialisées, à base de lait ou à base de riz pour ceux qui sont intolérants aux produits laitiers.
Les résultats ont montré qu'une concentration plus élevée d'arsenic a été observée chez les bébés nourris via ces formules, en particulier celles à base de riz. Les chercheurs ont également découvert que près de 75% des produits à base de riz spécifiquement commercialisés pour les jeunes enfants, contenaient plus que le niveau standard d'arsenic stipulé par la loi de l'UE. En cause notamment, «les produits tels que les gâteaux de riz et les céréales de riz qui sont fréquents dans les régimes alimentaires pour bébés», indiquent les chercheurs. Dans leurs conclusions, ils appellent les entreprises à publier le taux d'arsenic contenu dans leurs produits afin que les parents puissent prendre des décisions éclairées.

Source: Alexandra Bresson, www.parents.fr

Autres informations: Lien vers l'article original sur www.parents.fr

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Grossesses: des FIV pas toujours justifiées

Entre 1997 et 2011, près de 900 000 enfants issus de FIV sont nés en Europe, selon Egbert te Velde du centre médical universitaire Erasmus à Rotterdam et ses collègues. Ce nombre doit aujourd'hui avoir dépassé 1,4 million, estiment ces spécialistes qui ont écrit un éditorial publié récemment dans le European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology. Selon eux, le recours croissant à la procréation médicalement assistée au cours des dernières années n'apparaît pas justifié par une baisse générale de la fertilité. Ils évoquent plutôt l'impact de dérives sémantiques de la définition de l'infertilité, de fausses alertes sur la qualité du sperme, ainsi que le mercantilisme autour de la prise en charge de l'infertilité.
Pour arriver à cette conclusion, ils se sont penchés sur les différentes études ayant évalué l'infertilité au sein de populations, au cours d'au moins trois périodes différentes depuis 1950. Ils notent d'abord un recul de l'âge maternel, lié notamment à la disponibilité des moyens de contrôle des naissances. Avec un revers de la médaille: une demande massive et croissante de FIV si une grossesse n'était pas obtenue dès l'arrêt de la contraception, pour «stopper l'horloge biologique».
D'autre part, la définition de l'infertilité a été modifiée assez récemment. Dans les années 1970, l'Organisation mondiale de la santé avait fixé à deux ans le délai nécessaire avant de poser ce diagnostic. Mais tout a changé en 2008, sans raison évidente selon les auteurs. La durée est désormais ramenée à un an. Et pourtant, «environ la moitié des couples en échec de conception au bout d'un an y arriveront au cours de la deuxième année (…). Cela justifie la prise en charge attentiste de l'infertilité (plus ou moins) inexpliquée», peut-on lire. De plus, les spécialistes ajoutent qu'il n'existe, à ce jour, aucune preuve scientifique concernant une éventuelle baisse de la concentration du sperme au cours du siècle dernier susceptible d'être à l'origine d'une «épidémie d'infertilité».

Source: Anne Jeanblanc, Le Point, article du 10 mai 2017

Autres informations: L'article original sur le site du Point

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Des peluches aux bienfaits surprenants pour les bébés prémat

En Angleterre, l’hôpital Poole a mis en place un drôle de projet: fournir des pieuvres en peluche réalisées au crochet pour les bébés prématurés, afin de les aider dans leur développement.
Daniel Lockyer, responsable du service néonatal de cet hôpital, rapporte ces bienfaits au magazine Prima fin janvier 2017: «Les parents nous disent que leurs bébés ont l'air plus calmes avec leur ami mollusque pour leur tenir compagnie donc nous sommes impatients de poursuivre ce projet à l'avenir.»
Et le communiqué de presse de l’hôpital publié en novembre 2016 explique plus en détails le choix de la pieuvre en peluche: les tentacules de l’animal rappelleraient aux bébés le cordon ombilical, et donc le ventre de leur mère. De quoi les calmer et les réconforter, et ainsi améliorer leur respiration et le fonctionnement cardiaque de leur corps.
Des informations confirmées par une maman qui a accouché prématurément de jumeaux dans l’hôpital Poole. Elle explique au quotidien anglais Bournemouth Daily Echo : «Quand ils dorment, ils s'accrochent bien fort aux tentacules. Normalement ils devraient être dans l'utérus et joueraient avec le cordon ombilical donc les pieuvres les font sentir en sécurité.»
Cette idée géniale vient à la base d’un projet réalisé au Danemark, «The Octo Project». Et si les Danois ont été les premiers à tester, nos voisins belges ont également été charmés. En France, l’expérience a été menée dans une maternité à Valenciennes et un centre hospitalier à Troyes.

Morgane Garnier

Autres informations: Lien vers l'article de famili.fr

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Baisse des coûts de la santé grâce aux soins de sage-femme

L’accompagnement professionnel de sage-femme proposé aux mères et aux nouveau-nés à domicile peut faire baisser les coûts de santé. C’est ce que montre une étude de l’Institut tropical et de santé publique Suisse (Swiss TPH) menée environ cinq ans après le lancement de Familystart dans les cantons de Bâle-ville et Bâle-campagne. Familystart permet à toutes les familles avec nouveau-nés de bénéficier des soins professionnels d’une sage-femme à la maison après avoir quitté l’hôpital.
Bien que dès le lancement de Familystart en 2012 davantage de familles aient réclamé le suivi postnatal par une sage-femme (80% contre 72 avant le lancement), les coûts de la maternité lors de la première moitié de l’année après l’introduction de Familystart n’ont pas augmenté. Cela a pu être démontré par les données de l’assurance Helsana. Pour les nouveau-nés, les frais baissaient jusqu'à CHF 114.- au premier mois après avoir quitté l’hôpital. Les résultats montrent qu’une telle coordination de soins prodigués par un spécialiste qualifié non-médical pouvait réduire les coûts.
Familystart Bâle-campagne et Bâle-ville est un réseau de sages-femmes indépendantes organisé en association. L’innovation de ce modèle est la collaboration contractuelle avec des cliniques obstétricales afin d’assurer la prise en charge de l’accompagnement post-natal hors de l’hôpital. Un autre projet Familystart a été lancé en 2015 à Zurich.
Source : communiqué de presse du Swiss TPH du 30 mai 2017.

Autres informations: Lien vers l'étude publiée dans l'International Journal of Integrated Care

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Semaine mondiale de l'allaitement maternel

Permettre un bon développement aux enfants est une tâche qui concerne l’ensemble de la société. C’est le message principal de la semaine mondiale de l’allaitement maternel qui aura lieu cette année du 16 au 23 septembre.
En se référant au dicton anglais It takes a village to raise a child («Il faut un village pour élever un enfant»), la semaine mondiale de l’allaitement maternel 2017 veut rappeler que ce ne sont pas uniquement les parents, mais toutes les parties de la société qui portent une responsabilité pour le bien-être des enfants. Par le slogan «L’allaitement maternel nous concerne tous», les responsables en Suisse invitent les organisations, les institutions, les autorités et chaque individu à assumer leur rôle respectif pour créer des conditions cadres favorables à l’allaitement maternel.
Pour créer de telles conditions, un large éventail d’aspects et d’acteurs entrent en jeu. L’environnement des mères est influencé par des attitudes et des comportements individuels, par les façons de vivre et de travailler ensemble, par l’organisation du temps libre ainsi que par les dispositions légales. Les partenaires, les amis, les collègues au travail jouent un rôle, tout comme les employeurs, les associations et les autorités. Par le biais de nombreuses manifestations et activités diverses pendant la semaine mondiale de l’allaitement maternel, les organisateurs veulent rappeler l’importance de cette interaction et inviter chacun et chacune à y contribuer. En tant que symbole de la coopération, des puzzles seront distribués.

Une affiche de la campagne est jointe en annexe de ce numéro. Pour annoncer des manifestations, commander du matériel et obtenir des informations supplémentaires, voir sur www.allaiter.ch

Autres informations: Plus d'informations

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Article de Blanche Angleys et al.

Vous trouvez ici la liste complète des références de l'article "Conséquences de la péridurale sur la mise en place et le maintien de l'allaitement" paru dans "Sage-femme.ch" de juin 2016.

06_17_ConsequencesPeriduraleAllaitement_Angleys_References.pdf

SHV/FSSF, Cynthia Khattar