5 mai: Journée sages-femmes
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Actualité

21.03.2006  Pour réduire les épisiotomies: le massage périnéal
21.03.2006  Périnée: Le mot est connu, la vision est floue
21.03.2006  Vers une ménopause à 65 ans ?
21.03.2006  Belgique: un forfait pour arrêter de fumer
21.03.2006  Mutilations génitales féminines
21.03.2006  Exposition "Du baiser au bébé"
30.01.2006  Pourquoi Bébé crie-t-il sans relâche ?
30.01.2006  Tabagisme maternel: déformation des doigts ou orteils

 

Pour réduire les épisiotomies: le massage périnéal

Le Dr. Michael Beckmann, obstétricien à l'Hôpital de Queensland (Australie), et son équipe ont analysé les résultats de trois études portant sur les bénéfices d'une pratique quotidienne de massage périnéal.
2'424 femmes avaient bénéficié de massages, de 4 à 10 minutes par jour selon les cas, dès la 34e semaine de grossesse. Résultat : Comparées au groupe de contrôle, les futures mamans ayant pratiqué régulièrement ce massage profitent d'une réduction de 15% du taux d'épisiotomie. En outre, trois mois après la naissance, la majorité des femmes ayant pratiqué ce massage ressentaient moins de douleurs périnéales, qu'elles aient eu ou non une épisiotomie. Ces bénéfices étaient particulièrement nets chez les primipares.

Source : The Cochrane Database of Systematic Review, 2006, Issue 1

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

Périnée: Le mot est connu, la vision est floue

Une enquête auprès de 154 femmes nullipares a été effectuée pendant la grossesse pour évaluer la connaissance de leur périnée. Pour 91% des répondantes, le mot «périnée » était connu.
Pour 20%, le mot était tabou en raison de son caractère intime et sexuel ou pour des raisons de pudeur. Seulement 14% disaient avoir une vision précise de leur périnée et près de 50% ne le visualisaient pas du tout n'osant pas le regarder. La connaissance de l'anatomie du périnée était notée sur 18 et la moyenne des femmes était de 13.6 avec 50% de connaissance moyenne. L'énumération des trois orifices du périnée d'avant en arrière était correcte pour 39% des femmes. La connaissance de la physiologie était correcte pour 60% en qui concernait le rôle de soutien du périnée, 75 % pour les risques périnéaux de l'accouchement. L'épisiotomie était connue de 92% des femmes. Les sources d'information étaient essentiellement la sage-femme (57 %) et les livres (31 %).

Dans l'ensemble, la connaissance du périnée de la part de femmes nullipares ayant répondu à un questionnaire est imparfaite. La catégorie socioprofessionnelle des répondantes était surtout dans la catégorie « employées » et représente sans doute une surestimation des connaissances. L'origine de cette méconnaissance est liée au tabou du périnée et à son caractère honteux et sacré (périnée veut dire « autour du temple »). Il y a aussi probablement un manque de curiosité et d'intérêt, même en considérant les récentes avancées en matière de sexualité féminine.

Le rôle de la sage-femme est fondamental pour améliorer la connaissance de l'anatomie et de la physiologie du périnée pendant la grossesse et l'accouchement. Cette information doit s'inscrire dans des méthodes d'éducation à la santé qui part du savoir des femmes. Une meilleure connaissance pourrait correspondre à une meilleure appropriation à chaque consultation ou en séance de préparation, au moment de l'accouchement et en post-partum.

Source : Tonneau, H. et al. : Le périnée, qu'en savent les femmes ? In : La Revue Sage-femme, 2005, 4, 109-114.

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

Vers une ménopause à 65 ans ?

Le Prof. Jean-Claude Ameisen, immunologue français et président du comité d'éthique de l'Inserm, rappelle que les recherches actuelles menées sur les animaux montrent qu'on est certainement loin d'avoir atteint les limites de l'espérance de vie.
« Il est en effet possible, précise-t-il, d'augmenter de façon expérimentale la longévité d'env. 30% chez de nombreuses espèces. Comme si, chez l'homme, l'espérance moyenne de vie passait de 80 à 125 ans et la longévité maximale de 122 ans (l'âge auquel est morte Jeanne Calment) à 160 ans ! »

Et il ajoute que c'est en diminuant leur quantité de nourriture quotidienne, c'est-à-dire leur apport calorique, que l'on pourra prolonger la vie de ces animaux : « On sait depuis les années 1930 qu'en réduisant de 30 % à 40 % la ration alimentaire d'un rat, sans, bien sûr, provoquer une malnutrition, on prolonge sa durée de vie de 30% à 50%. Pendant longtemps, ces données ont été inexploitées. C'est les progrès de la génétique, au début des années 1990, qui ont relancé l'intérêt pour la biologie du vieillissement. Les recherches ont montré que la souris, la drosophile, le petit ver Caenorhabditis elegans, et même... la levure vivaient plus longtemps si l'on modifiait soit leur alimentation, soit leur comportement, soit certains de leurs gènes communs à toutes les espèces. »

Le Prof. Jean-Claude Ameisen pense que ces résultats sont applicables à l'homme : « Avec des conséquences d'autant plus prometteuses que c'est le vieillissement lui-même qui serait retardé. Ces animaux, en effet, ne vivent pas plus longtemps leur vieillesse : ils restent plus longtemps jeunes et souvent féconds. On peut imaginer mettre au point pour l'espèce humaine des médicaments aboutissant aux mêmes effets, en modifiant par exemple notre métabolisme ou notre capacité de résistance aux agressions de l'environnement. La ménopause pourrait alors survenir à 65 ans, et les maladies du grand âge à 100 ans... »

Source : « Demain, la ménopause pourrait survenir à 65 ans », Le Monde, 28 janvier 2006.

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

Belgique: un forfait pour arrêter de fumer

« Pour aider une femme enceinte à arrêter de fumer, mieux vaut se mettre à sa place », dit le slogan d'une nouvelle campagne de promotion de la santé en Belgique.
Aux futures mamans ainsi qu'à leur partenaire, il est désormais proposé un programme de prise en charge forfaitaire de huit consultations (séances d'accompagnement et traitement médicamenteux). Ces consultations, qui doivent débuter au plus tard trois mois avant la date prévue de l'accouchement, sont confiées à un professionnel de la santé ou à un psychologue ayant suivi une formation complémentaire en tabacologie.
Les initiateurs de ce programme reconnaissent qu'il n'est pas simple d'arrêter de fumer, « même si une femme sur trois y arrive à l'annonce de sa grossesse ». Comme l'arrêt total peut faire peur, un programme d'aide leur est proposé, quel que soit leur domicile dans tout le pays.

Source : www.grossessesanstabac.be

Autres informations: http://www.grossessesanstabac.be

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

continuer Mutilations génitales féminines

758 sages-femmes ont participé à l'enquête 2004
Une première enquête réalisée au printemps 2001 auprès 454 gynécologues suisses avait révélé qu'au moins un(e) gynécologue sur cinq pratiquant en Suisse avait été confronté(e) à une patiente excisée. Fin 2004, une deuxième enquête a touché 288 gynécologues ainsi que d'autres professionnels : 758 sages-femmes, 207 pédiatres et 546 services sociaux.

Un rapport, particulièrement clair et concis, précise et commente les résultats. Il compare également les réponses des gynécologues de 2001 et celles de 2004. Il débouche sur une série de recommandations.


 

continuer Exposition "Du baiser au bébé"

Du 16 février 2006 au 7 janvier 2007, la Fondation Claude Verdan et le Musée de la main à Lausanne posent un regard scientifique, ethnographique, historique et artistique sur la « confection » des êtres humains.
L'exposition s'adresse avant tout au large public mais les organisateurs reconnaissent, dans le texte de présentation, que la profession de sage-femme a peiné « jusque très récemment à se faire reconnaître pleinement dans le champ médical ». Et ils ajoutent : « Comme tous les métiers, ceux de la naissance développent leurs outils. La main tout d'abord qu'il faut exercer, puis d'autres instruments dont la forme témoigne des difficultés parfois rencontrées pour aider à faire sortir le nouveau-né. Leur froideur métallique ne doit toutefois pas faire oublier que les compétences des accoucheuses et des accoucheurs sont aussi celles du réconfort pour les femmes (...) L'accouchement est un corps à corps dont les tournures et le déroulement sont façonnés par les époques et les cultures. La place qu'y occupe la femme n'y est pas toujours la même. Son rôle sera plus ou moins actif selon les conceptions que l'on a de la naissance. Lorsque l'événement est conçu et vécu comme le terme d'un processus normal et naturel qu'il est inutile de perturber, l'initiative revient largement à la future mère qui adapte sa posture à ce qu'elle ressent pour faire sortir son enfant, allongée, assise, sur les genoux, soutenue, agrippée ou dans l'eau... A l'inverse, sa liberté sera d'autant plus réduite si l'on envisage l'accouchement comme une situation à risque qui le transforme en une opération médicale consistant à extraire un foetus du ventre maternel selon un protocole précis et avec un maximum de surveillance et d'intervention. Aujourd'hui encore, les pratiques diffèrent entre ces deux extrêmes en fonction des pays et des choix personnels. »


 

Pourquoi Bébé crie-t-il sans relâche ?

Parce que Bébé est curieux à l'extrême, qu'il est très (trop) sensible à ce qui l'entoure, expliquent des psychothérapeutes de Heidelberg (Allemagne).
Absorbant toutes les stimulations, Bébé finit par se laisser submerger. Il faut l'aider à «gérer l'information » et, pour retrouver le calme, éteindre la télévision ou la radio, par exemple, et laisser Bébé explorer du regard, à son rythme, son environnement. La tenue d'un journal peut aider les parents à comprendre ce qui se passe.

« Les nourrissons ont besoin de moins de stimulation qu'on ne le croit, explique C. Thiel-Bonney. Il n'est pas nécessaire d'éveiller leur intérêt par des jouets, car cet intérêt existe naturellement. Tout est neuf et excitant pour eux. Certains bébés absorbent la nouveauté facilement, mais d'autres sont vite saturés. Ils ne peuvent se déconnecter du flux des stimulations, en souffrent, et pleurent. »

Source : Stefanie Reinberger, Attention... bébés braillards ! Cerveau & Psycho, n. 6, juin 2004, 26-27.

SHV/FSSF, Josianne Bodart


 

Tabagisme maternel: déformation des doigts ou orteils

Le tabagisme durant la grossesse augmente le risque d'anomalie des doigts ou des orteils: 2 chercheurs américains ont examiné plus de 6,8 millions de dossiers et ont identifié 5'171 cas de polydactylie, syndactylie ou adactylie isolée.
Comparées aux non-fumeuses, les femmes fumant moins de 10 cigarettes par jour ont un risque accru de 29%, les femmes fumant de 11 à 20 cigarettes par jour un risque accru de 38% et les femmes fumant plus de 20 cigarettes par jour un risque accru de 78%. Il s'agit de la plus vaste étude réalisée sur ce genre d'anomalies congénitales.
Une raison supplémentaire pour arrêter de fumer avant une grossesse...

Source : Man, Li-Xing ; Chang, Benjamin, « Maternal cigarette smoking during pregnancy increases the risk of having a child with a congenital digital anomaly », Plastic and reconstructive surgery, jan. 2006, 301-308.

SHV/FSSF, Josianne Bodart